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Guns of Icarus Online : Vapeur de Rhum
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Guns of Icarus Online : Vapeur de Rhum

Note : Cet article traite d’un jeu sorti en 2012, mais qui est toujours mis à jour et dont une suite orientée MMORPG est toujours en développement.

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Site officiel

Imaginez le capitaine Nemo dégustant un Mc Fish à bord du Nautilus en 1866. Qu’est ce qui vous fait hurler intérieurement ? Le fait que Mac Donald’s n’existait pas en 1866 ou que les sous-marins n’existaient pas en 1866. Si on excepte qu’il faut vraiment être idiot pour manger du poisson dans un fast-food, ces deux faits sont anachroniques. L’une provient de mon esprit rendu fou par la consommation de viande bovine anglaise, et l’autre, d’un esprit génial et visionnaire pour son temps, un des pionnier des romans d’aventures de l’époque post révolution industrielle, un des grands noms du courant Steampunk : Jules Verne.

Quel rapport avec le jeu que je présente, demanderez-vous ? Eh bien, celui-ci prend justement place dans un univers Steampunk ; et comme beaucoup d’entre vous n’y connaissent pouic à ce courant, une explication s’impose.

Jules Verne (20000 Lieues sous les Mers, Robur le Conquérant, L’Île mystérieuse, De la Terre à la Lune), Herbert Georges Wells (La machine à explorer le temps, L’Homme Invisible, La Guerre des Mondes) et d’autres auteurs d’anticipation de la seconde moitié du XIXe siècle sont à l’origine du genre littéraire qui sera nommé bien plus tard « Steampunk ». Cette appellation désigne soit la science-fiction de l’époque victorienne (comme les auteurs cités), soit des œuvres plus récentes mais qui se mettent au même point de vue, créant ainsi un « futur vu du passé ». D’où l’utilisation anachronique de technologies inexistantes, mais cohérentes avec les principales formes d’énergie de l’époque : le charbon et la vapeur. Le « Steampunk », comme le « Dieselpunk » ou l’ « Atomic Age », sont des genres cousins de la science-fiction et désignent des rétrofuturismes d’époques différentes. Ces genres se popularisent et les jeux-vidéo ne sont pas épargnés :  Bioshock, Dishonored, Fallout, le prochain Wolfenstein, etc.

Description du jeu

Après cet apéro culturel, entrons dans le sujet :

goi titre

Guns of Icarus Online ravira donc les gens qui ne sont pas nés à la bonne époque, je parle des amateurs de rétrofuturisme. Le jeu propose des affrontements aériens de dirigeables surchargés en armes diverses. Là où ça se corse, c’est que c’est un jeu de coopération par équipe. En effet, chacun des sept vaisseaux disponibles peut accueillir quatre membres d’équipage répartis sur les trois classes : Pilot, Engineer et Gunner. Les équipages doivent donc collaborer au sein de leur propre vaisseau, mais aussi entre les autres vaisseaux pour coordonner l’attaque sur la flotte adverse. Notez qu’il n’y a pas d’abordage, ni d’armes personnelles, c’est vraiment de l’affrontement d’armes fixées sur les navires.

Guns of Icarus était à la base un simple jeu de « turret defense », où on tire sur des avions qui s’attaquent à notre dirigeable. Un Kickstarter plus tard, et quelques fonds levés permettront de développer le jeu Guns of Icarus Online qui sort donc en beta payante en octobre 2012. Le jeu est toujours mis à jour aujourd’hui avec de nombreuses corrections de bugs et de lags qui rendaient la beta injouable, ainsi que l’ajout d’armes et de navires. Ce jeu n’est toutefois qu’un marche-pied et une vitrine de gameplay pour un projet plus ambitieux : Adventure Mode. Ce mode proposerait un monde ouvert où l’on croiserait marchands, pirates et bien sûr clans rivaux.

Guns of Icarus Online propose lui des affrontements par équipe ou un mode « roi de la colline » dans lequel il faut -comme l’impose la tradition- investir et tenir un point central. Le nombre de navires par équipe va de deux à quatre. Les batailles sont très intenses et éprouvantes : en effet, il faut piloter, faire feu, ou encore réparer sous un tir nourri d’armes explosives. Seule la destruction d’un ennemi permet une courte pause pour remettre en état l’équipement du navire, recharger les armes, et se préparer à la prochaine bordée.

L’intérêt de ce jeu, outre son univers, c’est que la coopération est d’une importance fondamentale. En effet, les équipiers sont sur le même bateau : si quelqu’un flanche à un moment critique, le cours de la bataille peut rapidement basculer. D’un autre coté, le niveau des joueurs étant assez élevé, certains combats peuvent se prolonger car les équipages anéantissent mutuellement leurs efforts pour surclasser la défense adverse. De fait, seules les manœuvres audacieuses et le sang froid peuvent changer la donne.

Pleine puissance, monsieur Sulu!

Pleine puissance, monsieur Sulu !

Description des classes

Comme expliqué précédemment, le jeu propose d’incarner 3 différents types de membre d’équipage. Chaque classe possède cinq objets : parmi eux, trois lui sont véritablement spécifiques. Vous allez comprendre :

classes Guns of Icarus

De gauche à droite : Le Pilot, L’Engineer et le Gunner

Le Pilot : il peut choisir trois objets de Pilot, un objet d’Engineer, et un objet de Gunner.
Sa position est bien sûr au gouvernail (« helm » dans le jeu), il dirige la barre pour l’orientation bâbord/tribord (port/starboard), la boite de transmission pour les vitesses avant, arrière, et l’arrêt des moteurs, et un altimètre pour déterminer si le vaisseau monte ou descend. Le Pilot est le seul maître à bord, c’est lui qui choisit l’arsenal et doit donc manœuvrer en conséquence pour permettre à l’équipage d’utiliser les armes au moment idéal. C’est également lui qui communique avec les autres capitaines.

L’Engineer : il peut choisir un objet de Pilot, trois objets d’Engineer, et un objet de Gunner.
Concrètement, c’est la classe la plus jouée ; son rôle principal étant de maintenir les différentes parties du navire en bon état, et éventuellement de tirer en support du Gunner. Il a à sa disposition une boite à outils complète et devra faire les bons choix entre des rafistolages rapides ou des réparations durables et longues. En bref, c’est la classe qui court vraiment dans tous les sens, et qui perd parfois le fil de la bataille à cause des alertes qui ponctuent sans cesse son écran.

Le Gunner : il peut choisir un objet de Pilot, un objet d’Engineer, et trois objets de Gunner.
C’est la classe la moins polyvalente qui ne sert qu’à utiliser les armes principales des navires. Il a accès à une grosse gamme de munitions différentes, permettant de changer les effets des armes. Il peut éventuellement effectuer des réparations de fortune. C’est une classe qui demande une très bonne maîtrise des armes car celles-ci ne sont pas toutes simples à utiliser, et il faut savoir anticiper les manœuvres du capitaine pour profiter de la moindre fenêtre de tir.

Les vaisseaux

Chacun a sa propre personnalité et ses propres caractéristiques qui varient énormément. De base, chaque airship possède des modules qui sont destructibles, et qui présentent chacun leur utilité propre.

Le gouvernail (Helm) : c’est d’ici que le Pilot peut tout commander, peut éventuellement quitter son poste pour jeter un coup d’œil dans sa longue vue.

La coque (Hull) : représente à la fois l’armure et les points de vie. En tirant dessus on fait baisser l’armure, et une fois celle ci désactivée, on entame les points de vie tant que le module n’a pas été réparé. L’armure peut être réparée… mais pas les points de vie ! Ainsi un vaisseau avec beaucoup d’armure sera plus durable sous un feu constant, alors qu’un airship avec beaucoup de PV pourra survivre à un tir concentré ponctuel qui fait chuter son armure.

Le ballon (Balloon) : c’est tout bonnement ce qui maintient les dirigeables dans les airs. Si le ballon est détruit, le navire chutera tant qu’il n’aura pas été réparé. Le Pilot perdra le contrôlé de l’altitude, mais pourra toujours manœuvrer horizontalement.

Les moteurs (Engines) : leur nombre est variable mais on aura toujours des moteurs à droite et à gauche et parfois des moteurs centraux. Chaque moteur peut être détruit. Un moteur central détruit fera perdre un peu de puissance, tandis que la destruction des moteurs latéraux handicapera le Pilot qui perdra la main sur les directions. La destruction de l’intégralité des moteurs signifie l’immobilisation dans les airs.

Les armes : leur nombre et leur emplacement sont très variables et sont répartis sur 2 classes : les armes lourdes et les armes légères. Les armes lourdes sont très puissantes, très longues à recharger, et ont en général une très longue portée. Certains airships en sont dépourvus et d’autres en ont jusqu’à quatre. Les armes légères sont, quant à elles, beaucoup plus variées, plus mobiles et plus faciles à utiliser. Certaines sont des variantes miniatures des armes lourdes, mais d’autres sont uniques, comme le lance-flammes, le lance-fusées, etc. Chaque arme possède un type de dégâts primaire et un type secondaire. En pratique, cela influe le type de module que l’arme est destinée à détruire. Certaines armes capables d’endommager l’armure seront par exemple couplées avec une arme qui détruit les PV, d’autres armes crèveront le ballon, et d’autres, explosives, rendront inutilisable l’armement ennemi en quelques secondes. Le Pilot peut adapter ses armes à sa façon de jouer (et aux caractéristiques de son embarcation). Certaines combinaisons sont fumées et faciles à utiliser pour un équipage novice ; d’autres demanderont un équipage un peu plus rompu aux combats et des manœuvres au millimètre près, mais s’avéreront malgré tout payantes.

Keep calm and reload the flak cannons

Keep calm and reload the flak cannons

A retenir

La patte graphique et le gameplay sont très orientés « bataille navale ». En effet, comme dans tout univers Steampunk qui se respecte, les dirigeables ressemblent à des navires (certains en portent même le nom, comme le « Gallion »), les termes techniques sont marins (babord et tribord, gouvernail, etc.), mais surtout, la manière de piloter est semblable à celle d’un bateau. Les manœuvres en formation sont les mêmes que pour les grandes batailles navales des XVIIIe et XIXe siècles.

Enfin les armes et l’aspect des airships sont assez bâtards. Certains pétoires sont très archaïques comme les canons à boulet, le lance-harpon, d’autres au contraire semblent dater des guerres mondiales : canon flak, lance-grenades, lance-flammes, etc. Les ballons sont visuellement très différents et semblent couvrir plusieurs époques, mais dans tous les cas on ne peine pas à se prendre pour un vil pirate céleste.

On pourra reprocher au titre son design des personnages, pas terrible, et des problèmes d’équilibrage des armes. Dans l’ensemble, il s’agit tout de même d’une réussite, selon moi. Lors de mes premiers essais je savais que ça ne serait pas un jeu sur lequel on passe des soirées entières, mais il faut avouer qu’à chaque mise à jour, on a envie de le relancer. Quelques membres de la communauté le possèdent déjà, et ça ne devrait pas être trop ardu de recruter un équipage. Le jeu souffre malgré tout d’un manque de visibilité, ce qui fait qu’il a été très peu testé par les pros (et le peu de critiques pro datent de 2012 quand le jeu était plein de bugs), mais les critiques des joueurs restent dans l’ensemble très positives depuis que la plupart des bugs et lags ont été corrigés. Avec les offres du moment, beaucoup devraient se laisser tenter par la bête.

GUNS OF ICARUS ONLINE sur Steam

En promo -75% jusqu’au 27 Mai, soit 3,75€

Le vieux topic sur JBB

zacbru

Rédacteur

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Commentaires (13)

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  1. Shiro

    J'ai vu qu'à l'occasion de la promo pour remonter le jeu, Muse Games ont aussi démarché quelques youtubers populaires pour faire de la promo via des vidéos de gameplay.

    Tu t'y es remis Bru ?

  2. Sneeper

    Je viens de l'acquérir, j'attrape mes lunettes, ma clé à vapeur, mon haut de forme et j'arrive!

  3. BRU

    Tu t'y es remis Bru ?

    Ben y a un mois, on y jouait un peu avec Danzir, mais on a pas persisté du fait qu'on était que 2 et qu'on a recommencé à bien jouer à TF2 et RO2, mais j'ai toujours le jeu installé prêt à emmener des moussaillons au casse-pipe.

  4. Mr_Vercetti

    Faut que je farm un peu CS go pour avoir des caisses méga chers et pouvoir l'acheter :v

  5. Shiro

    Bon bah avec Sneepunk ça fait un équipage.

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