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Dying Light, le simulateur de brisage de nuques

« Oh non pas encore un jeu de zombies » grognent les plus aigris. En effet, Dying Light est sorti dans une période où les morts-vivants étaient à la mode, mais qu’est-ce qui rend si différent le protégé de Techland (le studio polonais derrière Call of Juarez et Dead Island) des autres jeux ?

Tout d’abord, la qualité graphique est plus qu’honorable et le feeling très bon, mais parlons d’abord du contexte :

Turcs résistants

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Lui c’est le gentil

Dans ce jeu, vous incarnez Kyle Crane, un agent ricain du Global Relief Effort (une organisation mondiale humanitaire). Vous êtes alors parachuté dans la ville turque de Harran où des choses pas très sympas se sont passées, puisqu’un virus étrange a contaminé la population de la ville et l’a transformée en cadavres ambulants qui n’ont pour unique but que de vous laminer la tronche. Juste pile au moment où des jeux sportifs allaient avoir lieu, c’est vraiment pas de pot.

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Lui, c’est le méchant

Votre mission est de récupérer un fichier soi-disant très important des mains d’un agent du GRE qui est passé du côté obscur de la force : Rais Suleiman. Bien sûr, la bonne blague, c’est que votre parachute se coince sur un toit, et en tentant d’effrayer des méchants humains, vous vous faites grignoter le bras par un zombie attiré par vos coups de feu. Heureusement les gentils sont là pour vous sauver, dont un qui vous donne sa vie en crevant comme un idiot.

Résultat des courses, vous êtes infecté et vous avez la mort d’un type sur la conscience dans les 2 premières minutes qui suivent votre arrivée à Harran, bien joué, mon gars ! Mais alors comment est-ce que les gens ne se sont pas tous transformés en croqueurs d’orteils ? Simple, des scientifiques ont mis au point un médoc qui retarde votre transformation tant que vous en prenez : l’antizine. Le GRE est d’ailleurs même assez sympa pour vous en lâcher des caisses entières par avion, sur lesquelles les gens se jettent comme des bêtes féroces.

PARKOUUUUR

La particularité des gentils, c’est qu’ils font du PARKOUUUR. Alors afin de se laver de ses pêchés, votre personnage décide d’aider les gentils et apprend très vite à grimper partout pour se balader aisément sur les toits des bidonvilles.dyinglightparkour

A la manière d’un Mirror’s Edge, vous utilisez vos mains et vos pieds pour gravir les maisons, vous agripper aux poteaux, glisser sur des tyroliennes, sauter sur des poubelles depuis un toit à 30 mètres de hauteur pour atterrir sans bobo, piquer une tête dans l’eau rafraîchissante des égouts, etc, tout cela à la première personne et c’est GÉNIAL. On sent le poids et l’effort de chaque saut de votre personnage qui devient de plus en plus agile au fil du temps et qui grimpe les petits murets avec de plus en plus d’aisance. Vous pouvez vous accrocher presque partout et rares sont les zones barbelées qui vous empêchent de faire le singe, d’ailleurs, vous pouvez même utiliser les zombies comme tremplin pour sauter plus haut.

Zombie Slicing Simulator 2015

Une autre partie très fun est forcément l’éviscération de zombie, les développeurs vous offrent 21 catégories d’armes de mêlées, 3 d’armes à feu (fusils d’assaut, fusil de chasse et pistolets) et un arc (DLC) pour vous amuser. Vous pouvez trouver les armes en 6 qualités, allant de la couleur blanche pourrie au légendaires armes dorées, tout en passant par des armes oranges de très bonne qualité.

Au total, 110 armes « différentes » sont disponibles dans le jeu. Bien évidemment, vous commencez pauvre et à poil au début du jeu, vous peinerez à vous défendre avec tout ce que vous pouvez trouver dans les poubelles : pied de table, planche cloutée, tuyau rouillé, …, les zombies sont un véritable danger et vous devez les frapper encore et encore et encore avant qu’ils ne daignent tomber à terre.

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Y’a un succès pour ça

Mais les armes blanches ne sont pas votre seul moyen de défense, à mesure que vous cassez du zombie, vous gagnez du muscle, utilisez vos pieds pour éclater le crâne d’une pauvre mégère comme un fruit mûr, fondez sur votre proie tel un aigle affamé pour lui découper la face en deux parties égales ou encore utilisez votre élan pour asséner un superbe double coup de pied sauté dans la poire d’un pauvre mercenaire qui se trouvait comme par hasard au bord d’un précipice. Tout se détache : bras, jambe, main, tête, torse, à vous de voir quelle sorte de démembrement vous préférez. Sans oublier les brisages de nuque. Beaucoup, BEAUCOUP de brisages de nuques.

Très vite, vous apprenez à maîtriser votre corps et vos armes, armes que vous pouvez d’ailleurs améliorer en trouvant des plans éparpillés un peu partout sur la carte. Vous pouvez ainsi entourer votre machette d’un fil barbelé électrique pour griller la chair faisandée d’un coco et celle de ses potes aux alentours ou vous pouvez également ajouter un petit chalumeau sur votre couteau pour obtenir un méchoui de qualité.

Mais ça ne s’arrête pas là, toutes sortes d’outils fantaisies viennent pimenter votre expérience, des plus réalistes aux plus loufoques, on passe des couteaux de lancer et des grenades-pétards aux grenades cryogéniques voire même jusqu’aux frappes aériennes venues de nulle part. J’ajoute également les pièges astucieusement placés dans la ville que vous pouvez activer à l’aide d’une simple télécommande pour faire exploser des voitures. Vers la fin du jeu, les marcheurs de la mort deviennent de vrais cobayes pour tester vos joujoux nouvellement obtenus.

Dans les rues de les villes, je te survivrai

Le jeu vous propose d’utiliser vos talents de survivant dans les ruelles mal famées et peu hygiéniques d’un bidonville mais également sur les hauteurs vertigineuses de la Vieille Ville de Harran, la superficie est énorme. Assez grande pour avoir de quoi faire sans laisser de gros vides et assez petite pour que la traverser ne soit pas un vrai calvaire. Vous vous baladez de zones sûres en zones sûres pour faire les courses des habitants puisque vous êtes apparemment le seul pigeon assez dégourdi pour tout affronter. Une petite cinquantaine de quêtes secondaires vous divertiront agréablement en rencontrant des survivants qui ont perdu leur sanité depuis un moment. Comptez une bonne vingtaine d’heures de jeux pour finir l’histoire si vous avez de l’empathie et aimez rendre service.

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Survivant volant dans 3, 2, 1…

En aidant ces gens, vous développez de nouvelles compétences pour fabriquer des jolies choses comme des boucliers explosifs, vous enduire de tripes de zombies pour passer inaperçu ou même obtenir un grappin qui vous permet de traverser de larges distances en un clin d’oeil !

La diversité n’est pas seulement de votre côté, les zombies se spécialisent également dans des disciplines pour vous mener la vie dure, entre les zombies qui font du parkour, les cracheurs d’acide et les gros malabars, vous reconnaîtrez les zombies spéciaux classiques qu’on peut voir dans des jeux comme Left for Dead (les connards qui explosent seront responsables de 80% de vos morts), d’un autre côté, certains zombies spéciaux sont… un peu plus dérangeants.

Bonne nuit, bonne chance

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JE REGRETTE TOUT CE QUE J’AI FAIT ME FAITES PAS DE MAL

« Good night, good luck » est écrit en gros sous le titre du jeu, et ce n’est pas pour rien, car lorsque la nuit tombe, de vilaines bêbêtes se réveillent, et vous avez intérêt à courir vite pour ne pas finir dans leur garde-manger avec les 300 autres cadavres qui le garnissent. Le jeu se transforme en survival horror où vous devez faire attention de ne pas vous faire réperer par les rapaces (ou volatiles en anglais), des sacs à viande ambulants qui courent un peu plus vite que vous et sont tout aussi agiles. Il va falloir vous accrocher pour les semer car plus vous mettrez de temps, plus il y en aura à votre poursuite. Ils ont heureusement une faiblesse : s’il ne sortent pas le jour, c’est à cause des rayons du soleil que vous pouvez simuler en les bombardant de rayons UV (avec une lampe torche ou des pièges), mais attention, vous ne faites que les ralentir.

Quel intérêt à jouer la nuit donc, me direz-vous, puisque vous vous faites violer sauvagement ? Et bien ceux qui prennent des risques sont récompensés : les points d’expérience sont doublés la nuit, vous bénéficiez de gros bonus pour devenir le survivant ultime et en échappant aux rapaces, sans compter que certaines quêtes se passent uniquement après le coucher du soleil. Alors achetez-vous une paire et évitez de mourir bêtement.

Plus on est de fous, plus zombie

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La compagnie créole en visite

Si le jeu est très sympa tout seul, il devient vraiment fun à partir de deux personnes. Vous pouvez terminer l’histoire avec jusqu’à 3 de vos potes, tout devient alors plus facile et très marrant : entre le tabassage de zombie à terre à coup de pieds ou les catapultages de méchant depuis les toits, le jeu vous propose même de créer des compétitions entre vous pour gagner des points d’expérience bonus (qui arrivera en premier à la caisse larguée, qui tuera le plus de zombie, qui trouvera le plus de fric dans les coffres ?).

Un mode PvP existe où vous incarnez un super zombie avec ses propres compétences, capable de s’agripper aux murs et de one-shot les survivants avec une attaque tentaculaire terrifiante, vous êtes bien sûr vulnérable aux UV et aux coups de machette. En tant que survivant, vous devez détruire tous les nids de saletés pour gagner, et avoir une chance de chopper des armes super rares.

Les développeurs mettent à votre dispositions tous les outils qu’il faut pour que vous puissiez créer votre propre map custom et l’envoyer sur le workshop Steam, racontez votre propre histoire, créez un terrain plat pour moudre du mort-vivant à la pelle ou fabriquez une arène pour affronter vos potes survivants à coups de poings. La communauté d’ailleurs propose des tas de mods en dehors du workshop qui ajoutent même de nouvelles façons de jouer.

Mises à jour : présent et futur

Le jeu coûte 50€ et propose un season pass un peu cher à 30€ (qui donne tous les DLCs + un autre bonus), ainsi que deux DLCs pour l’instant :

  • Le Bozak Horde (10€), une suite de défis de plus en plus difficiles et rageants qui vous feront manger votre clavier si vous n’êtes pas prudents, compléter ces défis seuls ou à plusieurs vous octroie un joli arc avec plein de flèches différentes,
  • L’Ultimate Survivor Bundle (5€), 3 skins pour habiller votre avatar et 4 armes moisies.
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Avouez que ça donne envie

Bref ça fait mal au porte-feuille, je vous conseille donc vivement d’attendre des soldes pour vous procurer le jeu et ses extensions si vous en aviez l’intention, il est en général à -60% sur Steam si vous êtes patients. Les développeurs ne sont pas non plus des crevards et ajoutent du contenu gratuitement, comme la sortie prochaine de 250 niveaux légendaires pour faire plaisir aux joueurs aguerris, ainsi que de nouvelles armes et costumes.

Le 9 février prochain sortira Dying Light : The Following, la suite du jeu pour 20€. Au programme : une nouvelle zone, la campagne de Harran, encore plus grande que le jeu de base, soi-disant 20h de jeu supplémentaires, avec pleins de nouvelles armes comme des SMGs ou des arbalètes, ainsi que des buggys à conduire et à customiser pour écraser les zombies dans les champs de fleurs tout en ayant la classe, de nouveaux ennemis, de nouvelles missions, bref, du contenu énorme qui vaut carrément le coup d’après ce qu’on peut en voir.

+
Du parkour à la 1ère personne très réussi
Pleins d'armes et d'objets
Des easter eggs & secrets très sympas
Du gore et des ragdolls très satisfaisants
10 fois meilleur en co-op
Stable à 99.9%
-
Une histoire bourrée de clichés et prévisible
Des personnages charismatiques comme des huîtres poilues
Des morts très connes
Cher (À chopper en promo)
Des copiés collés d'autres jeux (Serrures à la Skyrim, ...)
Dying Light
Un must si en promo
Dying Light souffre de gros défauts comme une histoire cousue de fil blanc et des mécaniques parfois très injustes et frustrantes, mais une fois votre personnage en main, la liberté et la puissance vous enivrent, vous êtes sûr de passer un bon moment, surtout avec des amis.

Shadai

Rédacteur
Traduction et rédaction sont mes vocations

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Commentaires (15)

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  1. Shiro

    Applause/10

    Testé et approuvé

  2. Shank

    Un article de qualitay.

    Sauf peut-être cette coquille :

    Citer
    il est général à -60% sur Steam

    Tu m'as donné envie d'y jouer. Je me le mets sur la liste de souhait.

    Tu ne parles que très rapidement des défauts du jeu, c'est parce qu'ils sont minimes comparés au fun qu'il apporte ?

  3. Shadai

    Tu ne parles que très rapidement des défauts du jeu, c'est parce qu'ils sont minimes comparés au fun qu'il apporte ?

    On va dire ça, en fait c'est surtout que si tu voulais jouer pour l'histoire, tu vas être plutôt déçu. Après c'est un avis personnel, tu vas peut-être adorer les discours de Raïs sur ce qui fait un homme et sur le chaos.
    Et puis la fin, kof, kof.

    Pour ce qui est des morts injustes, elles sont pas non plus trop pénalisantes : tu perds un peu d'exp de survivant et tu respawn pas loin de ta position, c'est juste un contre-temps. Ajoute à ça le fait que tu peux relever ton copain en co-op alors qu'il serait mort en solo.

  4. Killoto

    Pour le prochain test je propose Don't Starve, c'est tout frais ça vient de sortir

  5. Raghna

    Nice le test, bravo Shadai

    J'y joue avec des potes en ce moment, c'est assez drôle (on rit du scénario entre autres, bon euh)

    J'ai vu que tu avais oublié un type d'arme à feu, je sais pas si tu l'as fait exprès vu qu'on peut l'obtenir qu'en un seul exemplaire : le Double-barrel Shotgun (Quelques spoils)

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